Guérini voterait UMP contre le FN au second tour

Publié le par Belgat nazim

Le président sortant du Conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini, ex-homme fort démissionnaire du PS, s'est dit confiant, jeudi, dans sa réélection, sous une autre étiquette et annoncé qu'il appellerait à voter pour le candidat UMP, en cas de second tour FN-UMP aux départementales.

"Si le soir du premier tour, il y a en tête le candidat FN et le candidat UMP, personnellement j'appellerai au nom du front républicain à voter pour l'UMP", a déclaré M Guérini en présentant la liste rassemblant des membres de son nouveau mouvement "La Force du 13", des élus de gauche (PS, PCF, DVG) et des sans étiquettes.

Sourire triomphant, le président sortant du conseil général s'est dit extrêmement confiant sur ses chances de retrouver son fauteuil, affirmant que "les habitants de Marseille et des Bouches-du-Rhône" sont satisfaits de son bilan.

S'exprimant devant la presse et quelques militants dans une brasserie marseillaise, M. Guérini a ironisé sur ses anciens amis socialistes, aujourd'hui ses rivaux, qu'il a fustigés, rappelant les débâcles électorales des municipales et des sénatoriales.

Il a également raillé la tête de liste UMP-UDI, Martine Vassal, qui reçoit jeudi après-midi le soutien de l'ancien président Nicolas Sarkozy : "faire venir un ancien président à Marseille pour une élection cantonale... on m'accorde beaucoup d'importance", a-t-il lâché goguenard.

M. Guérini a présenté un programme sommaire, ancré sur "l'investissement sans augmenter les impôts". "Je n'augmenterai pas les impôts locaux, les gens sont écrasés par les charges, on a le pouvoir d'achat qui s'effondre, ils n'en peuvent plus", a-t-il asséné.

Il a présenté un programme "basé sur l'avenir de la jeunesse", annonçant la distribution de "tablettes numériques à tous les élèves de 6e", des "bilans de santé" généralisés pour tous les collégiens et une carte baptisée "13 responsable" pour les 13/20 ans, permettant notamment un accès facilité au permis de conduire.

Évoquant ses ennuis judiciaires -- il a été relaxé en première instance en décembre dans une affaire de licenciement présumé mais reste mis en examen notamment pour trafic d'influence et association de malfaiteurs, dans plusieurs dossiers de marchés publics présumés frauduleux -- l'élu, qui préside le conseil général depuis 17 ans, a confié avoir vécu "des moments difficiles avec des médias (qui ne lui ont) pas fait de cadeau" mais dit avoir évolué dans sa réflexion sur les journalistes, notamment depuis "le 7 janvier".

Guérini voterait UMP contre le FN au second tour
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article